... et déjà un peu l'hiver
Bon. En me voyant bras nus en chemisette, certaines s'imaginent que c'est encore l'été chez moi (non mais qu'est ce que j'aimerais!) Que nenni, c'est déjà la Toussaint et ses bruines, ses crachins, ses gelées matinales (bon ça va, tu ne vis pas sur les docks non plus!...)
Et pour supporter ce froid, un petit gilet pour mon bonhomme. Déjà étrenné cet été comme vous le voyez mais tricoté un peu grand pour pouvoir servir tout l'automne. D'ailleurs, on retrousse de moins en moins les manches, c'est dire...


Marcus, 5 mois, été 2010
Gilet, patron maison au point mousse, à partir d'un modèle Phildar que j'ai adapté avec un fil d'hiver et le minimum de coutures (tuto à venir, c'est promis!). Fil oxygène coloris Renne, et bordure au crochet en partner Aubergine. Boutons en bois Lil Weasel
encore un peu d'été #2
D'un côté un coupon en Liberty aubergine et moutarde acheté comme un coup de foudre cet été. De l'autre, une tunique chouchoute dans mon placard, tant portée qu'elle en était blanchie et usée jusqu'à la corde.
Recette en 4 (délicates) étapes pour réussir sa toute première chemisette:
1. prudemment, découdre la tunique chouchoute.
2. en tremblant, couper dans son (seul et unique) coupon de Liberty.
3. en râlant, coudre des kilomètres de smocks à la machine pour les mancherons et l'encolure.
4. en priant, improviser un petit décolleté flatteur et une vraie patte de boutonnage, la toute première.

Résultat: une chemise chouchoute qui a détrônée sans problème feu l'ancienne tunique. Portée tout l'été, elle fait une jolie silhouette et va avec tout. Impeccable, toute simple et en même temps si joliment sophistiquée avec ce tissu merveilleux que j'aime d'amour. Et pour les petits-minis défauts qui restent: allez chercher une erreur dans de si petits motifs, vous! Magic Liberty, isn't it?

Coupon de Liberty Tatum prunelle, La Droguerie et boutons galets beiges, Lil Weasel. Patron maison d'après une vieille tunique en voile de coton. Décor Bab'land en force et rayon de soleil drômois pour mes beaux bras bronzés (hum!)
encore un peu d'été #1
Un grand merci pour tous ces chaleureux commentaires d'accueil sur mon mon blog. Ça, c'était un chouette retour! Ma boite mail déc*nne à pleins tubes, et je ne peux même pas vous répondre, grrr! C'est décidé, j'en change, et tout de suite même! Et puis merci pour vos messages de soutien, de sympathie, pour vos conseils. Je ne peux malheureusement pas vous dire que la situation va changer, encore moins s'arranger, mais j'aimerais tellement pouvoir y croire...
Et comme j'ai un peu de temps perdu à rattraper, ces images juste pour vous. Un tête-à-tête avec mon bébé d'alors 5 mois, qui ne se tenait pas encore assis, qui ne rampait pas, ne marchait pas à 4 pattes, ne se levait pas, ne grimpait pas sur tous les supports possibles et inimaginables. Mon bébé potelé qui a déjà tellement changé. Des images de vacances, alors que les miennes commencent à peine... enfin!

Allez, pour le côté: "mais que portent-ils?" Robe d'allaitement maison légèrement plus froissée qu'au mariage, barboteuse Bonpoint (trouvée en dépot-vente) d'un violet juste parfait et tissu wax africain dont vous allez entendre parler très vite...
et puis se relever
Je sais que beaucoup attendaient depuis longtemps un petit sursaut de vie sur ce blog, j'en suis désolée, mais ces trois derniers mois sont passés à la vitesse de l'éclair. Difficile de bloguer, alors? Impossible, plutôt. Parce que dans la vie, la vraie, il y a des épreuves qu'on affronte, des situations de crise, des situations qui frappent au cœur. Ces situations qui font se demander pourquoi on va travailler chaque jour. Pourquoi on laisse son bébé dans le petit matin parisien pour prendre le métro, arriver dans sa classe, et ... affronter le pire. La violence, les conflits, les insultes, les coups. Ce qu'il peut y avoir de pire dans la nature humaine réuni dans une seule classe, pire: dans un seul élève.
Alors, je prends exemple sur Monsieur M., c'est ma nouvelle philosophie. J'affronte les difficultés, je ne les contourne pas. Je tombe, je bascule, je manque de prendre confiance. Et puis je me redresse, la tête haute. Fière de moi, de mon métier et de ce que je suis capable d'en faire. Parce que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, parce que je ne laisserai pas quiconque m'abimer, me déstabiliser, me culpabiliser. Parce que je sais, au fond, que je suis solide, que je peux encaisser. Et me relever, toujours.


Et puis quand j'en aurai assez de prendre des coups, je changerai de chemin, tout simplement, comme lui. Parce que la vie est trop courte, et qu'il y a tellement de belles choses à explorer.
***
3 mois sans vous parler, c'est sacrément long. Merci pour les petits mots doux, et même les avis de recherche, vous êtes adorables. Je n'ai pas la possibilité de rattraper le temps perdu, mais le cœur y est. Et comme dirais ma copine Clem': Pétard! vous m'avez manqué! :-)







